« Paroles d’ardoisiers »
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À 73 ans, Bernard Godet, de Noyant-la-Gravoyère, présente des outils d’ardoisiers.
Ouest-France
Bernard Godet est un fils et petit-fils d’ouvriers ardoisiers. Né en 1938, il est entré comme fendeur sur la butte de Misengrain, à Noyant-la-Gravoyère. C’était en 1952, au début de sa période d’apprentissage, dont le maître n’était autre que François, son père. Un travail physique, éprouvant. « À 20 ans, je faisais mes 1 000 ardoises par jour, avoue Bernard. Mais le dos en prenait un coup, à force d’être courbé pour la fente. » Jeudi, il participera à la soirée mémoire intitulée « Paroles d’ardoisiers ». Elle aura lieu à la salle des fêtes de Noyant-la-Gravoyère, en présence de grands témoins de cette époque (ouvert à tous).
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Alain Doret présente la photo de l’équipe de foot de Noyant-la-Gravoyère où il a joué durant sa jeunesse.
Ouest-France
A 65 ans, Alain Doret interviendra jeudi prochain, à Noyant-la-Gravoyère, lors de la soirée mémoire consacrée aux « Paroles d’ardoisiers ». Ce grand témoin d’une époque révolue évoquera devant le public les moments de loisirs et de détente dont pouvaient bénéficier les mineurs.
« Le dimanche, seul jour chômé de la semaine, les mineurs partaient dès 5 h du matin à la pêche à vélo », remarque-t-il. Plus tard, les familles les rejoignaient pour une journée au bord de l’eau. Ainsi, la vie des mineurs était ponctuée de moments de partage et de solidarité : construction du vélodrome de Noyant qui accueillera les stars du Tour de France, meeting de gymnastique avec l’association la Noyantaise, théâtre, cinéma, bals… Autant d’anecdotes qui seront relatées jeudi 9 juin, lors de la soirée mémoire, organisée avec le journal Ouest-France.
Jeudi 9 juin, à 20 h, salle des fêtes de Noyant-la-Gravoyère, place du Vélodrome.